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Douces journées de Juillet


Juillet tu es là. Avec une chaleur parfois écrasante, nous sommes souvent à l'ombre dans notre intérieur. Les journées s'écoulent ici doucement en Provence, ce n'est pas pour me déplaire, goûter à la nonchalance et à la rêverie. Je peaufine ici et là quelques détails pour Maringotte mais ma tête est souvent ailleurs. Ma douce Maman se bat contre un crabe niché insidieusement dans son sein droit, ce crabe infiltrant qui menace tel l'orage noir qui se profile à l'horizon, ce sein là où je posais souvent ma tête lorsque j'étais enfant. La vie si précieuse et si fragile, que l'on ne maîtrise pas totalement nous réserve bien des surprises mais aussi du ressentiment. Envers contre tout. Après la pluie il y a toujours la lumière. Mes enfants, mes proches, mon mari, ma maman, mes amis et mes soeurs, j'ai tant envie de vous serrer dans les bras, comme pour souligner encore et encore les liens du sang et de l'amour infaillible.









Aloha, le motif tropical avant les vacances


J'avais envie de Green, de vert et de végétal, le tout mixé dans une ambiance tropicale. Pour ce motif, j'ai dû adoucir au maximum les couleurs pour un effet doux et chic. Parce que les palmiers imprimés sur tissu, ça peut vite virer kitch Hawaï années 80. Quant à moi, je vais prendre mes quartiers d'été, profiter des cigales et surtout de ma famille. Je ne sais pas trop comment vont se dérouler les prochains mois, mais je reste très confiante, le lâcher-prise est un mot d'ordre ici, et puis les choses viendront à leur guise, sans forcer. Reste à savourer l'essentiel et profiter de chaque instant de la vie réelle. 

La touche vintage avec les tissus



A force de regarder de chouettes papiers peints, aux motifs très soutenus, rappelant les années 40, j'ai eu moi aussi envie de fleurs enchevêtrées, de grosses dimensions. Je me suis bien amusée avec ceux-là, en ajoutant un effet haché, pas net, en travaillant essentiellement les dégradés de vert/menthe. Enjoy ! Ces jolis motifs nommé Archibald, Delicatessen & Agrippine seront disponibles prochainement dans ma boutique Spoonflower.

Il m'est en effet précieux de garder "la main" sur la création de motifs textiles, mon expérience doit être préservée, la créativité mise à profit et le partage de mon travail préservé. Au lieu de garder tous ces jolis dessins sur un espace de stockage de façon anonyme, j'ai choisi d'exposer ces ouvrages publiquement sur Spoonflower, afin de redonner les lettres de noblesse à tout ce que j'ai entrepris depuis le début dans l'univers du graphisme.



Beach bag & Tote bag



Ce grand coupon de lin que je tiens entre les mains était rêche et tendu. Je l'ai volontairement maltraité en le lavant à haute température et essorage dynamique. Visiblement il a aimé ces triturages, ce lin est devenu doux, souple et froissé à point. Néanmoins, dans cette expérience de décatir mon tissu, aurais-je dû le faire une fois l'ouvrage terminé (en laissant une marge suffisante de tissu lié au rétrécissement) ? Parce que coudre un lin lavé demande beaucoup plus de dextérité et de patience. Dans tous les cas, je suis satisfaite du résultat obtenu, et surtout, le plus important, c'est que j'ai a-d-o-r-é manipuler le lin, le coudre et le voir prendre vie.






Travailler le lin


En cherchant un bout de tissu pour faire une broderie, je suis tombée sur un grand morceau de tissu en lin blanc, que j'avais soigneusement rangé au fond de l'armoire. Que cela tienne, ce n'est pas de la broderie que j'allais faire, mais bien un sac, un sac fourre-tout qu'on trimballe partout. De toute façon, il ne me reste plus grand chose en "stock", ayant déjà pas mal épuré les placards au mois de janvier dernier. Je (re)découvre le lin, cette matière rebelle, douce, indomptable et soyeuse, parfois avec des défauts, ce lin qui se froisse et qui reste froissé, ce lin qui devient presque élégant au fil des années, non pas d'amidon ni adoucissant, ce sera brut.




Fleurs vintages


La via actuelle que je mène ne me permets plus d'éditer des jolis tissus. Je continue néanmoins à travailler via Illustrator© quelques motifs textiles, sans pression, et en totale liberté créative. Pour ce nouveau motif, j'ai réalisé des fleurs, Divinitee, en grosse dimension, sur fond bleu soutenu, afin de dégager une ambiance vintage. Afin de satisfaire au maximum vos demandes, je mettrai d'ici quelques jours de nouveaux dessins sur Spoonflower, vous pourrez ainsi continuer à acquérir des tissus, en impression numérique. Il y a d'excellentes qualités de tissus sur Spoonflower, permettant la réalisation d'objets ou accessoires déco. Une référence semble toutefois plus appropriée pour la confection de vêtements est celle du Cotton Lawn Ultra. Je vous embrasse bien fort et retourne vaquer à mes occupations quotidiennes.

De fil en aiguille




Janvier 2017. Je commençais l'année par un arrêt de mon activité e-commerce. Une décision réfléchie, qui s'est presque imposée d'elle-même, et à mon grand soulagement, s'est avérée très positive pour mon bien-être personnel. S'en est suivi une déconnexion totale des réseaux sociaux, que ce soit Facebook ou Instagram, mes principaux relayeurs d'actualités en tout genre. J'avais envie de vide, de silence, de retrouver mes proches, de dormir sans cogiter, de manger sans penser, de me laver sans énumérer ma to-do liste quotidienne qui s'allongeait jour après jour, ni de me retrouver face à mon ordinateur ou les yeux rivés sur mon téléphone portable, parce j'étais devenue geek au point d'être "connectée jour et nuit" avec ses milliers de notifications (commentaires, ventes et veille concurrentielle). J'ai rangé mon atelier, classé mes papiers, épuré mon intérieur, vendu tous mes tissus et accessoires de mercerie, réglé toutes mes factures, envoyé toutes mes lettres de résiliations, j'ai pris l'air et vu la mer en face, l'iode et ses embruns méditerranéens m'ont revigoré à bien des égards. J'ai tourné une page, un chapitre assez spécial de mon parcours professionnel. Après cette période ressourçante, quasi lunaire sans grand chose à raconter ni à partager, je re-commençais à lorgner du coin de l'oeil mon ordinateur, mes ciseaux, mes crayons. Puis je suis tombée sur un vieux tambour en bois, datant de mes premières broderies au point de croix. J'avais envie de créer, pour moi, pas pour vendre mais pour moi, me faire plaisir, le truc qui te rend fière quand tu as fini, voilà. J'ai repris du fil et une aiguille, et fait mon motif à broder (avec Illustrator qui attendait son heure), à ma sauce, juste pour voir. J'ai découvert que la broderie c'est un peu comme le yoga, répéter mille et une fois le même geste, ça détend l'esprit en ébullition. C'est reparti. C'est comme la flamme qui brille dans les yeux de ton amoureux, tu vois. Je ne promets rien, juste que le plaisir est au rendez-vous, et la créativité reprend ses lettres de noblesse. On verra bien comme on dit.




Fleurs en tissu


Je suis complètement addict aux fleurs. Et il y a bien quelque chose qui vient se rajouter à ça, c'est "l'effet de texture" qui me passionne. Là, je suis partie sur le recyclage des chutes de tissus pour en faire des fleurs, le mix parfait entre le végétal et le relief, j'adore. Il a fallu que je travaille le rendu final pour obtenir un effet vintage, presque usé, en effilochant le tissu. Je crois que trouvé la suite de ces jolies fleurs.





Obtenir le label Oekotex©



Lors de mon expérience en tant qu’éditeur de tissus, je me suis frottée non sans mal aux imprimeurs textiles. Aujourd’hui les consommateurs sont très regardants voire exigeants quant à la fabrication des produits qu’ils achètent. On surfe sur la tendance des produits propres et écolos, le must étant ceux faits en France. Lorsque j’ai débuté et mis les pieds dans la sphère nébuleuse de l’impression textile, au départ en petite quantité, je ne connaissais rien aux « cahiers des charges » et codes de bonne conduite (je vous vois sourire mais oui on est là dans l’univers industriel, pas dans le loisir imprimante du dimanche). Dans cet univers oh bien fermé (peu de références ou d’adresses sur le net), presque tout le monde se connait, et pourtant chaque imprimeur possède ses technicités et qualités, chacun travaillant différemment. Appelons un chat un chat, y a des professionnels propres et d’autres non. Mon post n’étant pas de faire polémique ni de pointer du doigt les fautifs.

Si vous souhaitez vous aussi faire imprimer vos tissus, retroussez vos manches et prenez votre téléphone en expliquant bien vos souhaits (on ne vous répondra pas par mail et obtenir des tarifs encore moins) : une impression pour le loisir ou mode vestimentaire, une impression en grosse quantité ou non, une impression pigmentaire ou réactive, et enfin des apprêts de finition ou non (soft touch, brillante etc.). Attention, certains imprimeurs demandent à ce que vous fournissiez le tissu « blanchi », à vous alors de faire expédier les gros rouleaux de tissus vierge (cette option est réservé aux gros éditeurs de tissus / je préférais travailler avec des imprimeurs ayant leur propres stocks, genre un pack tout compris, vous voyez ? … Votre liste de prétendants à l’impression se réduit alors comme peau de chagrin).

Une fois, votre projet défini, alors welcome à la négociation prix et surtout des délais. Il y a toutefois un point auquel j’étais un peu intransigeante, c’était le label Oeko-Tex. Le jour où j’ai reçu des prototypes en provenance d’Inde, où les tissus sentaient le pétrole à plein le nez une fois l’enveloppe ouverte, j’ai vite opté pour une impression, certes beaucoup plus chère, mais plus respectueuse pour notre environnement. Mais la certification Oeko-Tex, c’est quoi au juste?

Zou un peu d’information ! Le label Oeko-Tex est une certification apposée sur les produits bruts, semi-finis, ou finis, ainsi que pour tous les matériaux accessoires : fils, tissus bruts ou colorés, boutons, étiquettes, linge de maison, vêtements, articles de décoration etc. Pour cela, le produit en question passe une batterie de tests en laboratoire afin de déterminer sa composition exacte, et surtout de déceler s’il contient des substances nocives ou produits chimiques. Plus le produit en question sera en contact avec la peau, plus les exigences Oeko-Tex seront élevées. Il y a 4 classes de produits :
classe de produit 1 : articles pour bébés et enfants en bas âge (linge de lit, sous-vêtements etc.)
classe de produit 2 : en contact direct avec la peau (sous-vêtements par exemple, T-shirt)
classe de produit 3 : articles utilisés sans contact avec la peau (veste, manteau, pull etc.)
classe de produit 4 : matériaux d’équipement (nappe, rideau, housse de canapé etc.)

Si vous fabriquez une collection de gigoteuses pour bébés, attendez-vous à faire évaluer les tissus qui la compose, la fermeture éclair, les boutons, l’intérieur en ouate polyester pour le gonflant, le fil à couture etc. (la facture d’audit sera dans ce cas plus élevée que pour un test sur du tissu simple) (sic !).

Mais alors que cherche t-on dans le laboratoire ? On cherche des substances nocives, la petite bête noire. La liste est effroyablement longue, dès lors qu’on met le nez dans les composants chimiques, parfois nécessaires pour que notre garde-robe dure et résiste. Histoire de se cultiver un peu et de se faire peur, on cherche, on examine et on mesure des noms barbares quasi imprononçables :
le taux de pH
formaldéhyde (dérivé du formol, un gaz)
métaux lourds (comme l’arsenic, plomb, cadmium, chrome nickel, cuivre etc.)
les phénols chlorés, les phthalates
les résidus chimiques, les benzènes, les colorants, les hydrocarbures, les solvants, pesticides etc.

Reprendre la plume


Découvrir que monsieur Adobe vient de mettre à jour mon logiciel favori Illustrator, apercevoir de chouettes nouveautés au passage, et l’envie soudaine de mettre à jour un motif que j’aime beaucoup nommé « Mimolette » : de grosses fleurs, au style bien trempé, vintage sur les bords, bref celui-là, je l’aime d’amour. Sa version initiale en bleu marine transformée en rose nude, ce sera un bon début. Surtout quand on reprend du service. Genre le syndrome de la feuille blanche, je fais quoi là maintenant. Je vous rassure, je suis toujours là, et croyez-le ou pas, le motif textile n’est pas prêt de s’en aller comme ça. J’y pense tout les jours, j’imagine de nouveaux dessins régulièrement même quand je prends mon bain (sic!), et furtivement, discrètement, délicatement, je ré-apprivoise la bête Illustrator. Toujours pour le plaisir des yeux. Se rassurer, se dire que la passion est là, que l’envie de créer est intacte, que déjà ça me démange de vous montrer la suite.